Plan d'actions

1.1 Contribuer à généraliser les rénovations, les constructions et les usagesdurables dans l’habitat

Cette orientation est fondée sur la pérennisation, le renforcement et l’élargissement de la Plateforme Locale de Rénovation de l’Habitat. L’enjeu est de la transformer en véritable guichet unique de l’habitat durable et de la faire connaître et reconnaître en tant que telle.

 

Objectifs

Sobriété : rénovation

Rénover l’équivalent de 2800 maisons en BBC d’ici 2030.
Sur la période du PCAET (2019-2024), cela équivaudrait à rénover environ 233 maisons par an en BBC, voire plus si le niveau BBC n’est pas atteint.


Cet objectif est ambitieux, comment y parvenir ?

Les objectifs de la PLRH sont d’accompagner 160 dossiers ayant trait à la rénovation thermique pour la période 2019-2021, soit un peu plus de 53 dossiers par an. Sachant que la moyenne du gain énergétique obtenu jusqu’à aujourd’hui est autour de 35 %, avec au final des logements qui se retrouvent en étiquette énergie « D ».

  • En-dehors de la PLRH, les données sur la rénovation sur le territoire montrent la dynamique suivante :
  • 800 à 900 foyers par an ont touché un CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique) pour un montant moyen de dépenses de 5 600 € 1 .
  • Les données issues du service de l’ADS (Application du Droit des Sols) montrent peu de dossiers déposés pour de la rénovation lourde (isolation par l’extérieur : 8/an).


Ainsi, de nombreux foyers réalisent chaque année des travaux de rénovation sur le territoire.

Cependant, il s’agit principalement de travaux légers, ne permettant pas d’atteindre un niveau BBC. Les rénovations ambitieuses nécessitent des investissements conséquents qui dépassent la capacité d’endettement de nombreux ménages (d’autant plus que les ménages les plus modestes se retrouvent souvent dans les « passoires énergétiques »).

Il s’agit donc d’inciter les foyers à envisager une rénovation plus complète, et qu’ils soient davantage orientés vers/par la PLRH pour cela (moins de 10 % des foyers ayant eu recours au CITE sont passés par la PLRH). L’incitation repose principalement sur le levier financier, qui est à renforcer.

 

Rénovation énergétique...mais pas que !

Les rénovations ne doivent pas compromettre les capacités d’accueil de la faune. L’accompagnement de la PLRH, en lien avec le service Environnement, doit permettre d’identifier la faune susceptible de nicher ou giter dans les combles et toitures et de préserver voire de re-créer son habitat en cas de destruction. Ces rénovations doivent également prendre en compte la problématique de qualité de l’air en étant attentives à la bonne ventilation intérieure et à l’emploi de matériaux sains.

 

La PLRH fait aussi la promotion des éco-matériaux et matériaux biosourcés. Une attention particulière sera portée au bois dans le cadre du développement de la plateforme bois communautaire et d’une filière bois locale issue de la gestion durable du bocage et des boisements. Le ré-emploi sera étudié dans les projets pour éviter la production de déchets ; ainsi que les dispositifs d’économie d’eau. Les projets de rénovation devront veiller à la préservation du patrimoine architectural.

 

Et le neuf

En-dehors de la rénovation, il s’agit d’encourager les constructions neuves à être exemplaires et notamment à anticiper la futur Réglementation Thermique, pour atteindre les objectifs fixés pour la production et l’utilisation d’ENR dans l’habitat (action à retrouver dans la partie sur l’aménagement durable).

 

Efficacité : usages

Sensibiliser 2/3 des familles du territoire d’ici 2030, soit 750 familles/an. Cette action est importante puisqu’il est possible d’économiser 20 % d’énergie par des écogestes 2 . Aujourd’hui, la PLRH sensibilise les foyers qu’elle rencontre et accompagne (environ 180/ an).
Des animations grand public sont également organisées en partenariat avec l’ALEC (Défi écoles, DISPLAY,etc.).

Une communication via le bulletin communautaire a déjà été menée, et des informations y sont régulièrement relayées.

Des communications supra-territoriales accompagnent la dynamique (par exemple, la campagne FAIRE). Il s’agit de poursuivre et de généraliser cette sensibilisation, en l’élargissant aux thématiques de l’eau, de la qualité de l’air intérieure, etc.

La recherche-action DULCE en cours sur le territoire devrait nous permettre d’expérimenter de nouvelles formes de sensibilisation à grande échelle.


DULCE : qu’est-ce que c’est ?

En partenariat avec l’Université de Paris Créteil - laboratoire LIRTES (pilote du projet), et l’Université
François Rabelais de Tours - laboratoires ETIcS (avec qui nous avions collaboré dans le cadre de la boucle énergétique locale – BEL), et avec le soutien financier de l’ADEME, la Communauté de Communes a déployé en 2018 le projet DULCE : DUrabiLité et Cohérence des actions visant le changement de comportement et pertinence des différentes Échelles d’actions et d’analyse.

ll s’agit d’évaluer le changement de comportement sur la consommation d’énergie auprès des foyers ayant participé au 1er projet de Boucle Énergétique Locale, et de mobiliser de nouveaux foyers afin de tester des approches en lien avec les apprentissages de ce 1er projet et d’autres expériences menées au niveau national. L’objectif est de généraliser une communication personnalisée et efficace de leurs consommations d’énergie aux foyers du territoire.

 

Enérgies renouvelables

Rendre systématique le recours aux ENR dans la construction neuve et la rénovation. Le PLH prévoit la construction de 350 logements par an. Le PCAET prévoit :

  • l’équivalent de 300 toitures de maison/ an équipées en solaire photovoltaïque ;
  • l’équivalent de 156 toitures de maison/ an équipées en solaire thermique ;
  • la moitié du parc équipé en chauffage bois efficace ;
  • un peu de géothermie.

 

Cet objectif est ambitieux, comment y parvenir ?

La dynamique actuelle :

  • Solaire photovoltaïque : 413 installations (toute toiture) en 2015, à un rythme d’environ 42 nouvelles installations par an depuis 2010.
  • Solaire thermique : 51 installations (toute toiture) subventionnées en 2017, seule 1 nouvelle installation depuis 2007.
  • 21 % des logements chauffés principalement au bois. Cependant, le chauffage au bois génère des émissions de polluants atmosphériques quand les équipements sont vétustes.

 

La PLRH est peu identifiée actuellement sur le sujet des ENR, hormis sur le bois énergie grâce à la prime à l’indépendance énergétique permettant de fournir une aide à l’achat de combustible bois pour les foyers qui changent de mode de chauffage. ur 173 dossiers accompagnés par la PLRH entre 2015 et 2018 et ayant abouti à des travaux de rénovation thermique :

  • 59 dossiers ont donné lieu à un changement de mode de chauffage pour le bois énergie ;
  • et seulement un dossier à un changement de mode de chauffage de l’eau chaude sanitaire pour le solaire thermique.

L’incitation par le levier financier semble ainsi nécessaire, en particulier pour le solaire thermique. Une nouvelle incitation financière de la communauté de communes, sur les ENR dans l’habitat, permettrait en outre d’attirer davantage de foyers vers la PLRH.

Nom du projet
Priorité
Réalisation (en %)